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En toute connaissance de cause

S’installer dans un pays étranger est un projet qui doit se réfléchir mûrement et non résulter de vacances agréables ou d’un environnement qui semble paradisiaque.

 

La solution idéale n’existe pas. Cependant, la meilleure est d’aborder tous les aspects du problème en tenant compte des situations familiale, professionnelle, patrimoniale, financière, médicale,… Accorder des points de ponctuation n’est pas dénué de sens dès qu’il faut peser le pour et le contre.

 

Il est capital de ne pas réfléchir « à la belge ».

Le but est bien de s’installer dans un pays étranger et non d’y passer de longues vacances. La Belgique devient le pays étranger tandis que le pays d’accueil est le lieu de vie. Ceci commence par ne pas rechercher systématiquement des compatriotes « afin de ne pas être dépaysés ». Si tel est le cas, restez bien au pays, vous y vous sentirez bien mieux. L’andalou est accueillant mais n’apprécie pas trop les coucous, ceux qui recréent leur univers chez eux. Britanniques et Allemands, même combat ! De grâce, ne leur ressemblez pas ! 

 

Situation familiale

 

La situation familiale influera certainement la réflexion.
Même s’il est important de tenir compte de leur avis, les adolescents ne doivent pas (encore) intervenir dans le choix définitif des parents. Jeunes, ils entameront une nouvelle vie dans leur nouvel environnement. La langue peut être un handicap dans les premières semaines mais vite surmonté dès l’immersion totale en milieu scolaire local (On ne pense pas comme un diplomate ou « à la belge ».) et parmi les nouveaux amis. Quant aux anciens, ils seront vite oubliés… dans un sens comme dans l’autre. « Loin des yeux, loin du cœur ! »

Pour les jeunes adultes, la situation doit être envisagée différemment. L’entrée dans le monde du travail et le projet d’un noyau familial (qui implique une tierce personne) pèseront lourd au moment du choix.

 

Situation professionnelle

 

Pouvoir compter sur des rentrées assurées est absolument nécessaire. Le pays réclame des preuves de rentrées équivalant au salaire minimum interprofessionnel, (environ 650,- € mensuels). Dans un marché du travail difficile, avoir l'épée de Damoclès au-dessus de la tête est stressant et peut mettre à mal tout le projet.
Envisager un travail d’appoint n’est pas idiot mais il est important d’être assuré de sa situation fiscale (voir plus avant) avant de s’y lancer.

En cette période de crise, il est dangereux de travailler « au noir ». Vous pourriez susciter quelque jalousie qui aboutirait à de la délation. D’autre part, imaginez un accident dont vous seriez victime ou pire, responsable par rapport à celui qui vous a engagé. Vous seriez dans de beaux draps !

 

Situation patrimoniale

 

Comment envisager l’installation ?

 - Je concentre tout sur mon nouveau pays ?

 - Je conserve un pied-à-terre en Belgique ?

 - Je profite régulièrement de la famille ou d’amis (les vrais) pour des séjours réguliers en Belgique ?

 

Légalement, vous devez fixer votre domicile à l'endroit où vous résidez plus de 183 jours par an. En effet, une directive européenne interdit de posséder deux domiciles. Théorie parce que personne ne viendra contrôler. Si vous envisagez une période d'évaluation, il est préférable que vous ne changiez rien à votre situation administrative tant que vous n'avez pas posé un choix définitif. Durant ces quelques semaines, vous disposeriez du statut de vacanciers, tout simplement. Aucune loi ne vous empêche de passer de longues vacances à l'étranger... pour autant qu'elles ne dépassent pas nonante jours.

 

Vivre à cheval sur deux pays implique avoir, financièrement, les reins solides. L’entretien de deux biens ainsi que les frais d’exploitation qui y sont liés peuvent grever un budget… sans parler de l’éventuelle dégradation des biens du fait de leur « abandon » régulier. Pour autant que vous soyez propriétaire en Espagne, une location temporaire en période estivale peut apporter du beurre aux épinards mais on n’aménage pas une maison que l’on va louer de la même façon que son « foyer ». 

De plus, dans ce cas de figure, il est difficile de se situer. La longue période passée en Belgique fera toujours pencher la balance vers ce pays plutôt que le pays d’accueil.

 

Des retours réguliers au pays – en famille ou chez des amis - ont aussi un prix. Même si les compagnies « low cost » se multiplient, les frais de voyage peuvent grimper assez vite (location de voiture, cadeaux,…). Pensez-y !

 

 

Et les dix raisons qui vous guident vers l'Espagne sont... (de Alexia Ricard pour www.lepetitjournal.com)

 

*** Le climat favorable presque toute l’année
C’est la grosse différence entre l’Espagne et la France, ou du moins avec la moitié Nord de notre pays. Sur la Costa Brava par exemple, la température moyenne maximale en hiver est de 13°C. Si les températures peuvent tout de même descendre assez bas dans certaines régions en hiver (à Madrid par exemple, jusqu’à -4°C), la péninsule ibérique offre beaucoup plus de jours ensoleillés à l’année que sa voisine française. Un détail certes peu original mais qui change considérablement le quotidien et le rend beaucoup plus agréable. 
* La facilité à apprendre la langue
Bien sûr, tout est relatif, mais en tant que langue latine également, la langue espagnole reste très proche du français. En plus d’être utile car elle est la deuxième langue parlée dans le monde, elle est relativement simple à apprendre, pour nous les Français. Les structures des phrases sont similaires, nous partageons beaucoup de vocabulaire en commun, et le sens d’une phrase est aisément compréhensible si nos interlocuteurs articulent correctement (ce qui n’est pas forcément le cas en Andalousie, certes). Bref, avec un peu de pratique et de bonne volonté, l’espagnol vient tout seul. 
** La relative sécurité du pays
Comme dans toute ville du monde, il existe des quartiers à éviter et notamment de nuit, mais l’Espagne reste un pays très sûr en règle générale, avec un faible taux de criminalité. Un sentiment de sécurité domine dans les grandes villes. Pour avoir une idée de comparaison avec la France, le taux de criminalité à Madrid est de 34,4 pour mille habitants, tandis que Paris a atteint les 144 points en 2013. L'Espagne reste un des pays les plus sûrs d'Europe.

 

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** La beauté des paysages et leur diversité

La France peut également se vanter à ce sujet… mais l’Espagne se défend plutôt bien ! Entre les Pyrénées, la Costa Brava, les plages andalouses, la Sierra Nevada… La péninsule ibérique offre un lot de paysages époustouflants et variés, qui a de quoi ravir les amoureux de la nature. Le patrimoine culturel et artistique est également très conséquent.

* La cuisine
En tant que bon Français, et attaché à la bonne nourriture, il nous est parfois difficile de nous expatrier dans des pays qui ne sont pas forcément reconnus pour la qualité de leur gastronomie. Heureusement pour nous, ce n’est pas le cas de l’Espagne. Certes, il faut aimer l’huile d’olive, mais la péninsule ibérique dispose d’une grande variété de plats typiques selon les régions, qui vont d’assiettes de poissons et de fruits de mer en passant par la paella ou encore d’autres spécialités plus rurales tels que les célèbres jamón et chorizo. Autre spécialité très attachante cette fois-ci, la formule tapa+caña généralement bon marché et à laquelle il est difficile de résister. Dernier détail à noter, la présence du "meilleur restaurant du monde" dans le pays. Elu à Londres par le classement "50 Best" en juin dernier, El Celler de Can Roca se trouve à Gérone.
*** Un accueil chaleureux
Non, la joie de vivre et l’ouverture d’esprit espagnole ne sont pas des mythes. Une fois installé, vous aurez de grande chance d’être très bien accueilli. Les Espagnols sont généralement ouverts, curieux, fêtards et leur comportement donne à l’ensemble du pays une ambiance très chaleureuse. D’après un sondage du site de voyageurs Zoover, les Espagnols sont d’ailleurs 2e au classement des populations européennes les plus accueillantes, juste après les Autrichiens. La France, elle, se situe loin derrière. 
* Le coût de la vie
Même si Madrid et Barcelone restent des villes chères pour le pays, la comparaison avec la France est rapidement faite : le coût de la vie en Espagne est particulièrement abordable et permet de s’offrir des petits plaisirs réguliers concernant par exemple la nourriture et les sorties, bien plus souvent que dans l’Hexagone. Pour avoir une idée précise, Numbeo a dressé un état des lieux concernant le coût de la vie dans le monde : chaque ville est comparée à New-York, qui est située à une base de 100. Madrid, Barcelone et Alicante se situent aux alentours de 64. A l’exception de Marseille (67,5), les autres villes françaises pointent avec un indice à plus de 80 telles que Lyon (85,97) et Paris (90,83). Oui mais... les revenus sont aussi beaucoup moindres. Attention !
* La diversité régionale et culturelle
Le découpage du pays en régions autonomes le rend exceptionnellement riche culturellement. Dans chaque région, vous trouverez des coutumes de vie différentes, des fêtes traditionnelles variées, des spécialités culinaires propres à chaque communauté, etc… De quoi ne pas vous ennuyer. 
* Le redressement économique du pays
Il en est beaucoup question en ce moment. Bien que la "sortie de crise" n’est pas effective pour tous, l’Espagne est cependant bien loin des années noires qu’elle a connues à partir de 2007. Actuellement les chiffres officiels apparaissent très encourageants concernant le redressement économique du pays : après une croissance déjà exceptionnelle de 1,4% l’an dernier, le FMI a annoncé attendre plus du double pour 2015 (3,1%). 
* La proximité avec la France 
Et oui, même si l’on vient de dresser la liste des raisons pour lesquelles s’installer en Espagne paraît être un bon choix de vie, il est également agréable de pouvoir revenir au pays assez régulièrement, et sans se ruiner. L’Espagne et la France sont voisines, le choix des transports en commun qui les relie est très large, et lorsque l’on s’y prend à l’avance, le trajet peut même nous revenir bon marché. Plus d’excuses pour ne pas passer voir la famille et les amis régulièrement. 

Evidemment et comme aux quatre coins du monde, tout n’est pas toujours rose en Espagne. Le pays, qui connaît certes aujourd’hui un taux de croissance qui ne laisse présager que du positif pour l’avenir, continue de payer les frais de plusieurs années d’austérité. 
… et quelques inconvénients à prendre en compte

--- Le marché du travail encore très touché par la crise
Les dernier chiffres officiels sont très encourageants concernant la relevée économique du pays, mais ne sont pas encore durablement perceptibles sur le marché du travail et sur le taux de chômage qui continue d’être exceptionnellement élevé, notamment chez les jeunes de moins de 25 ans. 
- Un système de santé profondément touché
La politique d’austérité a engendré de nombreuses suppressions de postes (19.000 en deux ans) au sein des hôpitaux publics, ce qui a inévitablement baissé la qualité des soins. Le personnel soignant est victime d’une organisation du travail empirée, et les patients d’un délai d’attente en hausse. 
- L’éducation de plus en plus chère
Concernant les études supérieures, l’Espagne dispose d’universités payantes et dont les prix continuent progressivement d’augmenter. Une étude de  l'Observatoire du système universitaire (OSU) place le pays à la sixième place des pays d’Europe où il coûte le plus cher d’étudier, en rapport avec le niveau de vie des habitants. 

 



22/04/2013
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